Attribuer des étoiles aux architectes

- par Alexis Delinselle architecte. Transformons nos métiers !

… un peu à la manière des établissements hôteliers, ou des chefs cuisiniers. L’objectif n’est pas de caresser l’ego des stars ou de punir les mal-aimés. Cela s’inscrirait dans une démarche commerciale vis-à-vis du grand public et des maîtres d’ouvrages, en ajoutant un critère de lisibilité sur qui fait quoi, et ainsi faciliter la recherche d’un architecte dont le profil correspondra à la demande. Ces attributions d’étoiles porteraient notamment un regard important sur le qualitatif, sur la capacité à produire de l’architecture de la grande à la modeste indépendamment du montant du budget travaux, mais aussi l’expérience, la maîtrise du sujet qu’est le chantier et le métier d’architecte sous tous ses aspects. Explication et argumentation par des analyses de cas.

En version « hôtelier », pour rappel :
Cas n°1 – Je pars 2 jours en déplacement professionnel à l’autre bout de la France, je dois donc dormir sur place. Un hôtel économique 1 étoile pour une trentaine d’euros et confort spartiate m’est amplement suffisant. Cela correspond à ma logique d’entrepreneur d’économiser sur mes frais pour dégager une meilleur marge financière sur mes ventes lors de ce déplacement. Cas n°2 – Je suis un touriste, je veux m’offrir le confort et une belle vue pendant mes vacances en famille. Je prend le temps d’étudier et comparer les hôtels 3 étoiles de la région, je lis les commentaires des précédents clients, je consulte les bons plans des guides touristiques. Cas n°3 – Je suis une star très fortunée et me déplace avec ma suite de 50 personnes. En toute logique, je réserve un étage complet d’un palace 5 étoiles. Je suis en confiance totale car l’attribution de ce statut est très encadré et surveillé. Je « sais » que cet établissement m’offrira un très haut niveau de service.

Maintenant, la version « architecte » :
Cas n°1 – J’ai des revenus modeste, j’hérite de la maison en ruine de mes parents que je souhaite rénover à moindre frais ; ou je suis auto-entrepreneur, je rénove des appartements pour les revendre avec la plus-value de mon travail d’ouvrier ; ou j’ai une maison pavillonnaire, et je souhaite construire une annexe, c’est à dire un garage pour abriter ma 2CV de collection. J’aurais bien fait les travaux au noir, ce niveau de qualité est largement suffisant pour mes besoins, mais la mairie me dis que j’ai l’obligation de faire intervenir un architecte car je dépasse les 170m². J’entre « architecte » dans un moteur de recherche, il m’offre une liste des plus grosses agences régionales. Après avoir passé la matinée à les appeler une par une par téléphone, je suis bredouille. Aucune ne s’occupe de particulier, ni même pour des budgets travaux aussi dérisoires. Celles, à qui j’ai demandé l’adresse d’un jeune archi pas chère qui pourrait s’occuper de mon cas, n’osent pas s’engager sur la qualité de ses ex-salariés qui se sont installés à leur compte récemment. Un courtier en travaux me repère, il s’occupe de tout.
Si il avait cherché « architecte 1 étoile » sur internet, ce prospect n’aurait pas perdu sa matinée à écumer à s’en décourager les grosses agences qui ont les moyens financiers pour se faire référencer en tête sur les moteurs de recherche. Etre architecte 1 étoile n’est pas nécessairement dévalorisant, ce peut être un choix professionnel de se concentrer sur une clientèle bien précise et devenir expert dans ce domaine. De nombreux architectes préfèrent travailler seul à leur compte, en choisissant de rester modestes mais honnêtes et transparents dans le service qu’ils proposent à leurs clients, tout en étant identifiables facilement d’un point de vu commercial, ce qui facilite quand même l’accès à la commande. Quand les gens ne savent pas vous trouver, ils ne risquent pas de venir vous voir.

Ce dernier argument est valable également quand on veut proposer de l’artistique à petite échelle loin des centres culturels des grandes villes, parce que le tumulte urbain te déclenche des crises d’angoisse à chaque fois que t’y mets les pieds. Les consommateurs ont le réflexe de penser qu’ils trouveront de meilleurs architectes en allant dans l’hyper-centre de la grosse ville du coin (ou le best du best à Paris) ; un archi à la campagne c’est moins bien et se fera voler sa clientèle artistique par les citadins. Le problème ne se pose pas pour le restaurant d’un chef étoilé en pleine campagne, qui affiche complet tout les jours malgré sa mauvaise localisation.

Cas n°2 – Je veux une maison d’architecte, atypique, moderne, écologique et équitable. Dans une soirée on me présente un jeune archi, un peu bouseux, mais qui a la tchatche. Je suis emballé, je signe avec lui, « à la confiance », parce qu’en réalité je n’y connais rien à l’architecture, et ne sais pas sur quel critère je peux évaluer si un archi est bon ou pas. Ou bout de 3 mois et déjà de nombreuses relances, il me présente sur un calque déchiré un truc incompréhensible, fait à la hâte parce que son sous-traitant l’a lâché. Il ne peut pas me dire si ça rentre dans mon budget, pourtant je ne suis pas exigeant, un vague ordre de grandeur à 50 000 euros près ça me va. Je casse le contrat après avoir jeté un acompte par la fenêtre. Je me tourne vers un constructeur de maison individuel, j’en ai trouvé un qui fait des maisons cubiques.

Une stratégie d’attribution d’étoiles serait contrôlée par un collège d’expert qui s’y connaît (ordre architectes, représentants de maîtres d’ouvrage et de collectivités, syndicats, etc.) et est capable de définir le niveau de performance des architectes et agences. Cela fonctionnerait un peu comme une certification réglementée et gérée par les architectes eux mêmes via l’ordre des architectes par exemple. A chaque étoile correspond un niveau de qualité et de service minimum garanti.

Cas n°3 – Je suis un jeune élu et mon projet de médiathèque me tient à coeur. En suivant la procédure de marché public, 3 agences d’architectes qui se ressemblent sont retenues pour un concours. Sur le papier, chacune a entre 10 et 15 collaborateurs, un chiffre d’affaire dans la norme et elles ont toute déjà construit une voire plusieurs médiathèques. J’ai 3 panneaux de concours devant moi, je ne suis pas emballé par ce qui est proposé. Un membre du jury, me dit que j’aurais du viser plus haut et faire appel à Jean Nouvel. L’un des 3 projets a l’avantage d’être moins chère. Je pourrai utiliser l’argument pour justifier à mes électeurs le choix d’un bâtiment moche. Chantier problématique, le bâtiment est encore plus moche qu’annoncé, bref je me fait descendre par l’opposition et suis battu aux élections suivantes. D’après les bruits de couloirs, le gagnant du concours était en fait un repreneur défaillant (il en existe des bons mais pas dans ce cas). Il a racheté très récemment l’entreprise d’un archi parti en retraite, ses références incluses. Il s’est séparé des employés qui remettaient en cause son autorité de jeune patron, dommage c’est justement ceux qui faisaient tourner la boite. Ceux qui restaient ont bâclé le concours, livré à eux-même sans aucune supervision de leur nouveau dirigeant qui préférait se concentrer sur un autre projet plus ambitieux.

L’attribution d’étoiles serait conditionnée à un niveau de service et de retour adapté en terme de contrôle qualité, de formation initiale et continue, d’expérience, d’effectif, de moyens, de pluridisciplinarité, etc. Les attributions d’étoiles seraient réévaluées périodiquement, avec menaces de rétrogradation pour inciter les défaillants à se ressaisir, ou à l’inverse proposition de promotion quand l’archi se débrouille bien et peut prétendre à plus et franchir une nouvelle étape, avec démarche d’accompagnement pour aider et encadrer cette montée (rester sous-classé est parfois mal perçu vis -à-vis de concurrents qui galèrent et trouvent qu’on abuse en venant leur prendre leur clientèle, ou en offrant un niveau de service démesuré vis-à-vis du taux de rémunération pratiqué).

Les références des architectes ne seraient plus analysées et vérifiées par les maîtres d’ouvrage, mais par l’organisme qui attribue les étoiles et vérifie la compétence « réelle » des architectes. Les appels d’offre se contenteraient d’indiquer les niveaux d’étoiles requis ou exclus pour pouvoir candidater à un marché public, suivant le programme (budget, ambition culturelle et artistique).
Les étoiles offrent également une lisibilité aux partenaires comme les banques : le gain d’une nouvelle étoile garantie un accès à une nouvelle clientèle et justifie un investissement financier pour acquérir du matériel ou embaucher.

Cas n° 4 – Je suis une très grosse collectivité. Je veux redorer l’image de mon territoire et organise un concours avec que des stars architectes pour un bâtiment hors norme, bling-bling et unique au monde. Après dix ans, le chantier est livré, aucun soucis particulier, ou du moins rien d’inhabituel pour ce type d’opération (que 100 millions d’euros de dépassement, c’est un exploit!). Pourtant ce bâtiment est mal perçu par l’élite et la haute société. Tout le monde m’en veut. On me reproche d’être inculte, d’avoir écarté des oeuvres d’art dont une potentiellement majeure, tout ça pour sélectionner un projet platement « commercial ». Personnellement je ne vois pas ce qui cloche, j’ai pas été radin sur le carnet de chèque.

Organiser un concours 5 étoiles et choisir une équipe 4 étoiles, il faudra de bons arguments pour se justifier. Cela dit il existe à l’occasion des projets à très faible budget de travaux qui sont bien plus révolutionnaires et plus percutants artistiquement que des grosses usines à gaz qui coûtent une fortune. C’est la limite d’un système d’identification à étoiles. Parfois vaut mieux un bon 2 étoiles qu’un mauvais 3 étoiles, et puis il y a le rapport qualité/prix (faut-il des taux d’honoraires archi standards suivant le nombre d’étoiles?).

Conclusion :
Donner des étoiles aux architectes, c’est pour le moment qu’une simple idée en l’air. Je ne milite pas activement pour que ça se fasse, mais je me pose la question de l’utilité que ça pourrait avoir, à quoi cela ressemblerait et si au final c’est une bonne ou mauvaise idée. Je suis ouvert à toute contre-argumentation.

Je ne propose pas de supprimer ce qui existe déjà pour promouvoir les architectes, on peut continuer de présenter ses références en cohabitation avec les étoiles. J’imagine plutôt cette idée d’architectes étoilés comme un critère supplémentaire donné aux maîtres d’ouvrage pour évaluer les architectes, et portant plus particulièrement sur l’aspect culturel et immatériel de l’architecture, là où actuellement on se contente de comparer les chiffres d’affaires, les budgets travaux, les nombres d’employés, les nombres de jours de formation continu, que du quantitatif ; la qualité étant réduite à la compilation de fiches de références chantiers qui sont souvent peu parlantes pour présenter notre métier.

A noter le cas des maisons de particulier, j’ai loupé plusieurs affaires/prospects car les maîtres d’ouvrage ont vu que je présentais mes références sur mon site internet, et qu’eux préféraient conserver une certaine confidentialité. Le résultat est qu’ils ont préféré des concurrents qui ne parlent pas de leurs clients antérieurs. Pour une raison toute autre en réalité, ils n’ont par exemple pas d’ancien client car ils viennent de s’installer, ou alors leurs premières expériences de chantier ont été des fiascos sur lesquels il est plus prudent de rester discret. Mais dans ce cas, comment prouver la qualité de notre travail et se démarquer les gens qui font n’importe quoi et dégradent la perception de notre profession par le grand public. Dire qu’on est tous pareils, c’est être déconnecté de la réalité. Et je suis sceptique sur l’intérêt d’entretenir l’image d’une profession en tant que masse homogène sans distinguer la diversités des parcours et des choix de stratégies professionnelles ou commerciales.

La question subsidiaire polémique : faut-il se contenter « d’architectes étoilés » , ou de « maîtres d’oeuvre et concepteurs étoilés » qui dans ce dernier cas, incluraient notamment comme concepteurs 1 étoile (sans diplôme d’archi) les CMistes, les courtiers en travaux, qui actuellement exclus du titre d’architecte commencent systématiquement leur argumentaire commercial par un « les architectes ça sert à rien » (.sous-entendu « mon offre de service est légale si si vous pouvez me croire ») qui s’enracine bien dans les mentalités de leurs auditeurs ?

Alexis Delinselle Architecte

10 commentaires au sujet de « Attribuer des étoiles aux architectes »

  1. Pascal

    Autre - Village - 49320
    Très bonne réflexion sur laquelle nous travaillons depuis quelques temps chez Build Green. Les étoiles sont un critère parmi d’autres dans le processus de construction d’une e-réputation d’un professionnel du bâtiment. Il est possible aussi de travailler sur les témoignages, publier des articles sur des revues, sites de références, et de se faire recommander par des tiers. Nous travaillons sur toutes ces pistes, dans un cadre particulier, l’habitat écologique, où le choix du prestataire demande encore plus de finesse, pour ses connaissances et compétences.

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  2. Lecat Denis

    Architecte - Ville > 50.000 habitants - 33110
    Et l’architecte à zéro étoile ne construira jamais, qui en voudrai… Et pourquoi pas un reality show avec des architectes dans un lieu clos qui devraient se dénigrer entre eux jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’un seul. On ne consomme pas l’architecture comme une daube ou un clafoutis ! C’est complètement abscons ce « concept ». Existe-t-il quelqu’un qui attribué des étoiles à un peintre, un écrivain, un musicien. Arrêtez les inepties et laissez nous faire notre métier ! L’architecture en France est suffisamment pauvre et il serait plus sain de lutter contre des réglementations abusives et un refus de culture architecturale de la par des maîtres d’ouvrages…

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  3. Le bahutier

    Architecte - Métropole - 33000
    Bonjour Alexis,
    J’ai souvent pensé à cette piste intéressante, je l’ai parfois proposée à des confrères, qui n’étaient visiblement pas prêts. Souvent, c’est à force d’en parler, de l’expliquer comme tu l’as très bien fait, que les idées font leur chemin et finalement aboutissent un jour. Merci d’avoir écrit ces lignes, j’ai hâte de connaître les réactions des uns et des autres.
    Nous avons tout à gagner à nous organiser, mieux présenter la profession et aider les maîtres d’ouvrage à s’y retrouver.

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  4. pb

    Architecte - Ville > 50.000 habitants
    hum, en effet, un architecte à 1 (voire zéro) étoile ne construira surement pas beaucoup !
    si je vais dans des hôtel à 30 balles (1 étoile) c’est effectivement parce que je veux économiser, mais surtout parce que je sais que je ne vais y passer qu’une seule nuit. si je veux construire ma maison, même avec un archi de la campagne, j’espère pouvoir m’y sentir un peu mieux….
    Le seul « avantage » que je vois dans ce système d’étoile : toute une économie à mettre en place pour les attribuer, les retirer, les rendre… du bon lobbying en perspective 😉
    Plus sérieusement, je ne crois pas que l’on ait intérêt à défendre les architectes, mais plutôt l’architecture. Attribuer des étoiles à des projets remarquables, peut être ; le projet 1 étoile serait un projet parfaitement réussi dans la catégories « architecture modeste »; c’est plutôt de ça qu’on manque non ?

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  5. LAPASSAT

    Architecte - Métropole - 69001
    Bonjour,
    Le principe des étoiles gastronomiques, c’est qu’elles ne sont pas données par les cuisiniers mais par des organismes indépendants (le Guide Michelin) qui juge les cuisiniers en les essayant. Quel guide architectural fera construire des maisons juste pour faire des critiques de la qualité de travail d’un architecte.
    Le principe des étoiles pour les étoiles des hôtels est donné par un organisme indépendant qui ne juge pas de la qualité de travail des hôteliers mais quantifie de manière objective l’hôtel (surface des chambres, aliments proposés aux petits-déjeuners) en utilisant des grilles d’évaluation.
    Ces étoiles sont des avis donnés par des organismes indépendants et c’est la raison de leurs succès. Ce n’est pas ce que vous proposez.
    Je pense qu’il y a déjà suffisamment de blogs incendiaires sur les architectes sans se fustiger nous-mêmes en se faisant juger par d’autres architectes ou pire des experts en architecture.
    Et la meilleure façon de trouver du travail c’est le bouche à oreille. L’architecte est un artisan de proximité comme le bon boulanger dont tout le monde se refile l’adresse.

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  6. Céline

    Architecte - Métropole
    Je ne trouve pas pertinent de mettre un critère d’étoiles pour de l’architecture.
    En effet, quand on va dans un hôtel 1 étoile on ne paye pas cher, mais la qualité n’est pas la même. Le critère étoile ne considère pas uniquement le prix mais l’état de l’hôtel et les services rendus.
    Qui voudrait alors travailler avec un architecte de « mauvaise qualité » pour payer moins cher ?
    Les gens veulent de la qualité OUI mais pas cher et c’est là tout le challenge.

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  7. TRICOIRE

    Architecte - Métropole - 75013
    Voilà bien une fausse bonne idée avec tout son cortège de questions sans réponse et d’effets pervers. Et qui, de surcroît ne résout rien. La vraie discrimination est d’abord économique (taille des agences) puis se fait au niveau des références (on préfèrera toujours quelqu’un qui a fait 10 bouses sur un sujet qu’une seule bonne référence) et, enfin et surtout financière par le dumping systématique des honoraires : il serait plus que temps de contester avec vigueur la formule d’estimation financière imaginée par les cerveaux ramollis des hauts fonctionnaires de Bercy et qui lamine systématiquement la note technique en imposant de prendre le moins disant. Les architectes marchent sur la tête et les résultats sont là : nous sommes totalement paupérisés. Et nos élus des instances ordinales préfère pudiquement regarder ailleurs et imaginer toujours plus de contraintes et d’activités périphériques qui alourdissent nos missions alors que nous sommes de moins en moins bien payés. Arrêtons de nous gargariser avec des missions toujours plus ésotériques. Un métier, c’est d’abord fait pour gagner sa vie. Ce qui n’empêche pas de le faire bien et d’y injecter tout l’art que l’on peut. Mais sans argent, tous ces beaux discours ressemblent fort à du baratin.

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  8. Mourlon

    Architecte
    SUPER GENIAL !
    T’es architecte, à la campagne, exerçant seul en libéral: 1 étoile – Consciencieux et très pro pourtant !
    T’as une grosse agence urbaine, au marketing tapageur: 3 stars – Et t’accumules les appels en garantie sur chantier !
    Franchement, quel client ira vers un prestataire discrédité par une pauvre étoile !
    Bref, super génial, pour maintenir les petits en bas de l’échelle; et préserver le pré carré des  » bien installés » .

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  9. Joséphine

    Architecte - 86100
    introduire ainsi une notion de qualité c’est intolérable autant pour l’architecte que pour le maitre d’ouvrage.
    C’est sous entendre que les pauvres auraient recours à de mauvais archi et les riches aux meilleurs.
    En plus, aux archis les moins étoilés, les projets à petits budgets donc complexes, et les honoraires les plus bas !!!
    N’avons nous tous pas le même diplôme ? Ne faisons nous pas tous de l’architecture quel que soit le contexte dans lequel et pour lequel nous travaillons?

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  10. jerome

    Architecte - Ville > 50.000 habitants
    Les mauvais architectes (les petits) auront le droit de brader leurs missions (en période de soldes : deux permis pour le prix d’un !), c’est bien connu, les maîtres d’ouvrages pauvres n’ont pas besoin de prestations de qualité. Les architectes étoilés (les gros) pourront continuer à squatter le marché avec la connivence des donneurs d’étoiles. Je ne sais dessiner que des petites maisons moches, une étoile ça me suffit ! J’ai un gros cabinet parisien et je connais bien tous les éditeurs de presse spécialisés (j’ai 5 étoiles bien sûr !). Je proposerais aussi une appellation d’origine contrôlée : je suis architecte du terroir limousin ou je sais respecter le paysage occitanien donc je mérite une AOC décernée par l’office du tourisme du coin. C’était une blague j’espère !!!

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