Le métier d’architecte

- par Emmanuel Rousseaux, architecte. Transformons nos métiers !

Le métier d’architecte… ou l’ancien principe « soliditas, utilitas, venustas » (Vitruve au départ, puis Alberti, et bien d’autres…). Je pense en effet que ce sont là les trois piliers, indissociables, de l’architecture; principes lumineux, simples et faciles à expliquer, et vieux comme le monde (ou presque …), et tellement modernes.

– la construction et la technique ne suffisent pas;
– la fonction et l’usage, non plus;
– la beauté et l’esthétique, non plus (bien que ce soient là des notions peut être spécifiques portées par l’architecte, par rapport à l’ingénieur, l’entrepreneur, ou les autres « spécialistes »…).

Maîtriser et rassembler ces trois principes devrait être un objectif essentiel du métier d’architecte – donc à faire valoir auprès du public et des clients…

Notons qu’à ces trois principes peuvent être associés des notions d’économie (discipline reine, qui régit tellement nos vies aujourd’hui…) :

– à la technique, celle de l’économie de la construction (optimisation des coûts de production) ;
– à la fonction, la valeur d’usage, l’efficacité, le rendement ;
– à l’esthétique, la valeur « d’estime », « l’image » ou la valeur symbolique (notion, il est vrai plus difficile à quantifier et à « évaluer », mais bien réelle et importante).

Je pense en effet que c’est important de bien avoir en tête ces notions, pour faire valoir le métier de l’architecte, apprécié mais bien mal compris par le public en général.

Emmanuel Rousseaux, architecte

Un commentaire au sujet de « Le métier d’architecte »

  1. LOMBARDO

    Architecte - Ville > 50.000 habitants - 85100
    Cher confrère
    J’apprécie votre script sur notre profession.
    Si la technique, la fonction et l’esthétique de la construction
    ne suffisent pas à faire connaitre et apprécier notre métier auprès du public et des maîtres d’ouvrage, sans l’indispensable notion d’économie, je trouve qu’ il faudrait plus de campagnes d’information et de pédagogie pour expliquer l’intérêt de notre intervention dans les administrations, dans les collectivités et dans le secteur privé et surtout la spécificité de notre profession règlementée et garante d’une meilleure qualité pour l’habitat, l’environnement et l’économie.
    On nous interdit la publicité et le commerce dans notre métier que l’on veut noble et détaché de considérations bassement vénales, du moment qu’on a rien à vendre si non notre savoir-faire et notre compétence dans l’art de bâtir et dans la jungle des règles juridico- administratives.
    On doit défendre partout notre titre d’architecte de la confusion avec les autres professionnels, architectes d’intérieurs, décorateurs, constructeurs et maitres d’œuvre divers, faite par le grand public.
    Malheureusement souvent le mal est déjà fait comme dans le dernier GUIDE DE L’HABITAT 2017-2018_ Edition VENDEE N°6, publication en partenariat avec l’Ordre des Architectes, où à la page 53 cet amalgame continue à semer le doute et l’incompréhension.
    Raimondo LOMBARDO Architecte

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